PARTIE 2 – Une fillette appelle le 911 en pleurs. À l’arrivée des policiers, un terrible secret éclate.

PARTIE 2 : LE SECRET TERRIFIANT DERRIÈRE LA PORTE VERROUILLÉE

Mais lorsqu’un enfant cesse soudainement de pleurer en présence de la personne qu’il redoute, cela peut signifier quelque chose de bien plus inquiétant.
Emily fixait la porte du sous-sol avec une terreur silencieuse. Ses petits doigts s’accrochaient aux oreilles de son lapin en peluche, tandis que son père, Thomas Miller, semblait chercher désespérément un moyen de détourner l’attention des policiers.

 

« Je vous ai déjà dit qu’il n’y avait rien là-dessous », répéta Thomas d’une voix sèche. « Ma fille a une imagination débordante. Elle fait souvent des cauchemars. »
L’agente Mary Davis ne le quittait pas des yeux.
« Alors vous n’aurez aucun problème à nous expliquer pourquoi elle nous supplie de ne pas vous laisser descendre. »
Thomas ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit.

 

Daniel Harris s’approcha de la porte verrouillée. Il remarqua plusieurs rayures profondes près de la poignée, comme si quelqu’un avait tenté de l’ouvrir à plusieurs reprises.
Puis il entendit quelque chose.
Un bruit presque imperceptible.
Trois petits coups.
Daniel se figea.
« Mary… viens écouter. »

 

Thomas changea immédiatement d’expression.
« Ce sont les tuyaux ! Cette vieille maison fait toujours du bruit ! »
Mais quelques secondes plus tard, les coups recommencèrent.
Cette fois, il y en eut quatre.
Et ils venaient clairement de derrière la porte.
Mary se retourna vers Emily.
« Ma chérie, est-ce qu’il y a quelqu’un en bas ? »
La petite fille commença à trembler si violemment que Mary craignit qu’elle ne s’effondre.

 

« Je… je ne peux pas vous le dire. »
« Pourquoi, Emily ? »
Une larme coula lentement sur sa joue.
« Parce que papa a dit que si je parlais, elle ne remonterait jamais. »
Un silence glacial envahit le couloir.
Daniel porta immédiatement la main à sa radio.
« Centrale, ici unité 24. Nous avons potentiellement une deuxième victime dans la résidence. Demande de renforts et assistance médicale immédiate. »
À ces mots, Thomas recula vers la cuisine.
Mary le remarqua.
« Monsieur Miller, restez où vous êtes. »
Mais Thomas se retourna brusquement et tenta de courir.
Daniel le rattrapa avant qu’il atteigne la porte arrière.
Quelques instants plus tard, Thomas était menotté, protestant avec une fureur qui contrastait violemment avec son calme initial.
« Vous ne savez pas ce que vous faites ! Vous allez tout détruire ! »
Mary conduisit Emily vers le salon, loin de son père.
« Tu es en sécurité avec nous maintenant », lui murmura-t-elle.
Emily leva vers elle ses grands yeux rougis.
« Vous allez aussi sauver Sophie ? »
Mary sentit son cœur se serrer.
« Qui est Sophie, ma chérie ? »
Emily regarda le deuxième lapin en peluche abandonné près de l’escalier.
« Ma petite sœur. »
Mary resta immobile.
Aucune information concernant une deuxième enfant n’avait été transmise par la centrale.
Elle se tourna vers Daniel.
« Il faut ouvrir cette porte. Maintenant. »
Une clé fut finalement retrouvée dans la poche de Thomas.
Daniel déverrouilla la serrure.
La porte s’ouvrit sur un escalier étroit, plongé dans une obscurité presque totale.
Une odeur d’humidité remontait du sous-sol.
Les deux policiers descendirent prudemment, leurs lampes torches balayant les murs.
En bas, ils découvrirent une pièce aménagée derrière une cloison.
Un petit matelas reposait dans un coin.
Des dessins d’enfants couvraient une partie du mur.
Et derrière une table renversée, une minuscule silhouette était recroquevillée.
« Police », annonça doucement Mary. « Nous sommes ici pour vous aider. »
La silhouette bougea.
Une petite fille d’environ cinq ans leva lentement la tête.
Ses cheveux blonds étaient emmêlés. Elle serrait contre sa poitrine une couverture usée.
« Emily ? » murmura-t-elle.
Mary s’agenouilla immédiatement.
« Emily est en sécurité. Elle nous a demandé de venir te chercher. »
La fillette éclata en sanglots.
Mary retira doucement sa veste et l’enveloppa avant de la porter vers l’escalier.
Lorsque les deux sœurs se retrouvèrent, Emily lâcha son lapin et se précipita vers Sophie.
Elles s’embrassèrent si fort que les policiers durent détourner les yeux.
Mais leur soulagement ne dura que quelques secondes.
Car pendant que les secours examinaient les deux enfants, Daniel remarqua quelque chose derrière le matelas.
Une petite boîte métallique.
À l’intérieur se trouvaient plusieurs cartes d’identité, des photographies d’enfants et un carnet rempli de dates et d’adresses.
Certaines photographies semblaient anciennes.
D’autres beaucoup plus récentes.
Daniel tourna lentement les pages.
Puis il s’arrêta sur une photographie qui lui glaça le sang.
Une petite fille souriante, vêtue d’une robe jaune, se tenait devant une maison qu’il connaissait parfaitement.
C’était la maison de son ancien collègue, le détective Robert Collins.
Et sous la photographie figurait une date remontant à six ans.
Daniel sentit sa gorge se nouer.
Cette petite fille avait disparu à Springfield six ans auparavant.
L’affaire avait bouleversé toute la ville.
Les recherches n’avaient jamais permis de la retrouver.
Il retourna la photographie.
Au dos, une phrase avait été écrite à l’encre noire :
« ELLE N’ÉTAIT PAS LA PREMIÈRE. »
À cet instant, la radio de Daniel grésilla.
« Unité 24, ici la centrale. Nous venons de vérifier le dossier de Thomas Miller. Vous devez savoir quelque chose. »
Daniel approcha immédiatement son émetteur.
« Je vous écoute. »
La voix de Claire Johnson tremblait légèrement.
« Thomas Miller n’est pas le propriétaire légal de cette maison. Et selon nos registres, la véritable famille qui vivait à cette adresse a disparu il y a trois ans. »
Daniel regarda les photographies éparpillées devant lui.
Puis Claire ajouta une dernière information.
« Daniel… nous venons également de retrouver un signalement concernant une fillette appelée Sophie Miller. »
« Qu’est-ce qu’il dit ? »
Un silence inquiétant traversa la radio.
« Daniel… Sophie Miller a officiellement été déclarée morte il y a quatre ans. »
Daniel leva lentement les yeux vers l’escalier, où les deux petites filles s’accrochaient toujours l’une à l’autre.
Et pour la première fois depuis son arrivée, il comprit que le sous-sol n’était peut-être que le début d’une histoire infiniment plus sombre.
Car derrière lui, dans le mur de la pièce, quelqu’un venait de frapper trois fois.
Et cette fois, le bruit provenait de l’autre côté de la cloison……

À SUIVRE DANS LA PARTIE 3…

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